Origines

Les origines du village remonteraient au VIème siècle,  période à laquelle des moines arrivèrent en provenance de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille. Ils avaient défrichés des terrains pour y planter diverses cultures. Ils construisirent également sur un promontoire ce qui allait devenir plus tard l’église paroissiale,  puis de nos jours le temple.
Le village doit son nom à Césaire d’Arles qui était moine puis évêque d’Arles. Il naquit vers 470 à Chalon-sur-Saône et décéda le 26 août 542 à Arles. La trace écrite la plus ancienne  qui relate la présence d’un groupe d’habitants remonte à 1033.
Le nom de la commune évolua au fil des siècles. Il faut remonter en 1295 pour y trouver une des premières nominations : Villa Santi-Cesarü. Cette année-là, le village dépendait de Vézénobres et comptait 53 feux (foyers).
Par la suite, le village se nomma Grasilhanum (1310), Sanctus-Cesarius (1384), Prieuré Sainct-Cézary de Gaussignane (1620), Saint-Césaire-de-Gauzignan (1744) et Saint-Césaire-de-Grasignan (1789).
Le blason du village est de gueules au pal losangé d’argent et de sinople.

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Au fil des siècles

En 1295, le village fait partie de la viguerie d’Uzès.
En 1395, on note une baisse sensible de la population avec seulement 4 feux et demi.
Au XVIème siècle, Guillaume Calvière est le seigneur de Saint-Césaire-de-Gauzignan. Il est nommé consul de Nîmes en 1574.
En 1620, le village est uni au chapitre collégial de Beaucaire. Cette même année, les protestants construisent un temple sur un terrain offert par Pierre de Calvière. L’Édit de Nantes de 1598 oblige les protestants à rendre le bâtiment au culte catholique. Le temple est détruit lors de la révocation de l’Édit de Nantes en 1685. L’ancienne église accueille alors l’ensemble des habitants qui souhaitent vivre leur culte.
Le village est marqué par l’histoire du protestantisme, notamment le secteur de la Gardonnenque où est situé Saint-Césaire-de-Gauzignan. Louis XIV interdit la pratique du culte protestant. En 1698, Antoine Fromental, issu du Mas Nougier (situé sur la commune) et  qui enfreint la loi,  est condamné aux galères, il est libéré en 1700. C’est le cas également d’Estienne Jalabert, galérien de 1698 à 1711. D’autres Saint-Césairois font les frais de ces mesures : Jacques Eynart, Michel Coste, Firmin et Jacques Isnard, Alexandre et Étienne Trial, tous camisards, torturés et condamnés.

​​​​​​​(ci-contre : une dragonnade et les galères sous le règne de Louis XIV)

Pendant la révolution française, la région connait un grande crise économique avec une augmentation de 60% du prix du blé. De grandes violences avec de nombreuses destructions de châteaux se déroulent alors, appelées les Grandes Bagarres de Nîmes.
En 1802, une nouvelle organisation administrative se met en place. Chaque secteur prend le nom d’Églises consistoriales. Saint Césaire fait partie du consistoire de Vézénobres.
1810, rénovation du four commun.
1843, travaux de rénovation et d’agrandissement du temple.
1866, le conseil municipal décide de construire une école communale.
Après des péripéties de devis, projets et subventions difficiles à trouver, le projet de l’école aboutit enfin en 1880.
1893, rénovation de la canalisation de la fontaine qui alimente le village en eau, construction également d’un lavoir.
1898, construction d’un nouveau cimetière sur un terrain acheté à M. Bourguet.
Durant la Première guerre mondiale, de nombreux poilus du village donnèrent leur vie pour la défense du territoire.
1920, électrification de la commune.
1928, création de la coopérative viticole de Saint-Césaire de Gauzignan.
Fin 1928, installation d’une cabine téléphonique.
1933, inauguration de la nouvelle école et des bains douches.

(ci-contre : la cave coopérative de l'époque et croquis architectural des bains douches lors de l'installation.

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Remerciements à Grégory Viguié dont les textes sont extraits de son recueil "Saint-Césaire-Gauzignan, son histoire, ses poilus". Editions Lacour - Rediviva